01/04/2011: Le gaz de schiste dans l'actualité


Le gaz de schiste, au premier plan de l'actualité

Alors qu'un débat avait lieu à l'Assemblée ce mardi, la Pologne a annoncé sa volonté d'exploiter son gaz de schiste, dans un contexte de controverse que n'a pas pour vocation d'éteindre la sortie du documentaire « Gasland » dans les salles.

La ministre de l'écologie française Nathalie Kosciusko-Morizet n'a pas changé le cap du gouvernement ce mardi 29 mars, dans un débat à l'Assemblée Nationale, rappelant qu' « il n’est pas question d’avoir recours à des procédés d’extraction ayant une incidence écologique désastreuse », répondant ainsi à la motion parlementaire signée par des députés de toutes tendances confondues (passée de 80 à 100 signataires ce mardi). Un rapport devra être rendu le 8 juin pour décider de la levée du moratoire ou non, qui s'était vu prolongé de deux mois, et qui suspend sur le sol français la prospection du gaz de schiste (3 permis dans le sud de la France). L'enjeu sera donc de décider si oui ou non le gouvernement considère que l'extraction du gaz de schiste a « une incidence écologique désastreuse ».

Les Polonais, eux, se posent beaucoup moins de questions. Le premier ministre polonais, Donald Tusk, annonce qu'il est « déterminé à ce que les recherches et l'exploitation du gaz de schiste deviennent un fait », ce même 29 mars. La Pologne, dont le sous-sol serait riche en cette ressource, s'est lancée depuis plus d'un an dans une collaboration avec de grands gaziers américains et internationaux, et elle bénéficie du « savoir-faire » américain, on ne peut plus décrié en France comme dans tous les pays concernés.

C'est ce que nous rappelle la sortie le 6 avril sur nos écrans du film-choc « Gasland », de l'Américain Josh Fox, où se mêlent les images d'animaux perdant leurs poils, d'eau du robinet marron, ainsi que la désormais tristement célèbre scène où un homme réussit à enflammer l'eau qui sort de son robinet. Ce film, outre le fait de dénoncer ce qui est pour le réalisateur une « aberration écologique », aura surtout pour vocation de provoquer des débats, dont de nombreux sont prévus après les projections.

En réponse à sa diffusion, les industriels du pétrole se réfugient derrière le fait que les accidents seraient « presque toujours liés à une mauvaise cimentation des cuvelages dans les puits et non à la technique de fracturation »

Gageons que la France y verra plus clair d'ici juin sur ce dossier plus qu'épineux...

M.R.

 

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03/04/2011

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