21/04/2011: Un prérapport se prononce en faveur de la recherche d'huile et de gaz de schiste


Ils nous ont déjà fait le coup du tout nucléaire, il vont nous faire aujourd'hui le coup du gaz de schiste. Décidemment, ces ingénieurs des mines ne changeront jamais. Je sais, c'était prévisible. Mais on peut toujours rêver qu'ils accèdent un jour à la conscience...

 

 


 


Le prérapport sur les enjeux économiques, sociaux et environnementaux des huiles et gaz de schiste, demandé en février par le gouvernement, est favorable à des travaux de recherche et tests d'exploration, mais sous un contrôle très strict, selon le texte diffusé jeudi. "Il serait dommageable, pour l'économie et pour l'emploi, que notre pays aille jusqu'à s'interdire (...) de disposer d'une évaluation approfondie de la richesse potentielle", indiquent les auteurs du rapport d'étape. "Mais pour ce faire, il est indispensable de réaliser des travaux de recherche et des tests d'exploration", ajoutent-ils.

Ils recommandent également que les travaux de recherche et expérimentations soient assortis d'un "encadrement strict". Le prérapport suggère ainsi la création d'un comité scientifique national composé d'experts du BRGM, de l'Ifpen (Institut des énergies nouvelles) et de l'Ineris (Institut national de l'environnement industriel et des risques). La ministre de l'Écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, et son collègue de l'Industrie et de l'Énergie, Éric Besson, avaient demandé ce rapport début février après avoir suspendu tous les projets d'exploration de ces hydrocarbures non conventionnels qui soulevaient une vaste opposition des écologistes. Disséminés dans la roche au lieu d'être concentrés dans des poches, les gaz et l'huile de schiste sont extraits grâce à des forages horizontaux qui fracturent la roche en injectant d'énormes quantités d'eau, de sable et de produits chimiques.

 


La source ici

 

 


 

Gaz et huile de schiste : les experts préconisent de poursuivre les forages

Le rapport d'étape présenté jeudi estime qu'il serait dommageable économiquement de ne pas poursuivre les recherches mais qu'elles doivent être encadrées de manière à prendre une décision rationnelle sur l'exploitation du gisement français dans deux ou trois ans.

Si le gouvernement espérait clore la polémique sur l'exploitation des gaz de schiste avec la publication du rapport d'expertise demandé à l'administration et l'examen en urgence du projet de loi UMP visant à en interdire l'exploitation, c'est raté.  Le document provisoire de 50 pages mis en ligne jeudi 21 avril sur le site du ministère de l'Ecologie, estime que notre pays est « parmi les pays les plus prometteurs au niveau européen ». Nous disposons, selon les experts du Conseil général de l'industrie de l'énergie et des techniques et du Conseil général de l'environnement, de 100 millions de mètres cubes d'huile dans le bassin parisien et 500 milliards de mètres cubes de gaz techniquement exploitables dans le sud du pays. Pour le gaz cela représenterait 90 ans de notre consommation actuelle !

 

Révision de la fiscalité pétrolière

Les experts estiment « dommageable économiquement » de ne pas disposer d'une évaluation approfondie et que l'on ne peut faire de recherches sans autoriser un « nombre limité » de puits expérimentaux. Ceux-ci seraient « sur instrumentés » afin de pouvoir « s'assurer du respect des enjeux environnementaux ». Ils ne seraient utilisés qu'à des fins d'analyse, seraient surveillés de manière très stricte par un comité scientifique national, des comités locaux d'information seraient crées. Enfin, une consultation préalable du public et des élus serait mise en place avant d'accorder un permis d'exploration.

Et surtout une révision de la fiscalité pétrolière est proposée pour que les collectivités locales puissent trouver leur intérêt. Une procédure qui permettrait, « dans deux ou trois ans », l'expérience acquise, de « prendre des décisions rationnelles sur l'opportunité d'une exploitation de gaz et huile de schiste ».


Un accident mardi en Pennsylvanie

Pas sûr que cette idée soit de nature à calmer la mobilisation en Ardèche, en Seine et Marne et dans le Larzac ! « Les experts ont beau dire ce qu'ils veulent, maintenant c'est une décision politique qu'il faut prendre » martelait jeudi après midi Michèle Rivasi, députée européenne Europe Ecologie Les Verts qui a mené la fronde en Ardèche. Sur le terrain, depuis des mois , les riverains des sites sur lesquels des permis ont été accordés pointent du doigt la manière dont l'exploitation est réalisée aux Etats-Unis et la nécessité de préserver leurs paysages. Un accident avec déversement de liquide de forage s'est d'ailleurs produit mardi en Pennsylvanie polluant la rivière voisine.

Pour tenter d'éviter ce genre d'incidents, le rapport propose de limiter les volumes d'eau utilisés en fonction des ressources disponibles, de faire une liste d'une vingtaine de molécules utilisables comme adjuvants, et que tout déversement constaté soit immédiatement signalé à la police des mines. Dans un communiqué, le gouvernement rappelait le soutien du Premier ministre aux propositions de loi et précisait que la mission des experts a été prolongée.

JULIE CHAUVEAU

La source ici 

 


 

 


Le prérapport est --> ICI <--

 

 



21/04/2011

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