01/04/2011: Interview de José Bové


, figure de proue de la lutte contre l'exploitation de gaz de schiste en France, a appelé vendredi le gouvernement à "lever l'ambiguïté" sur la possibilité de commencer des forages d'exploration d'huile dès le 15 avril en Seine-et-Marne.
"Les choses semblent assez claires sur le gaz de schiste, où tous les projets sont bloqués (jusqu'en juin). Il y a en revanche une ambiguïté sur le permis d'huile de schiste", a souligné le député européen Europe Ecologie-Les Verts, invité vendredi au congrès de France Nature Environnement à Marseille.
"Il faut lever cette ambiguïté", a-t-il lancé.
Le gouvernement a annoncé la suspension des trois permis d'exploration de gaz de schiste octroyés en mars 2010, dans le sud, dans l'attente des conclusions d'une mission d'évaluation sur les enjeux environnementaux, début juin.
Concernant les permis d'exploration d'huile (pétrole) de schiste octroyés dans le bassin parisien, aucun forage par fracturation hydraulique, une technique controversée, n'aura lieu avant cette date. En revanche, les forages traditionnels sont autorisés après la remise d'un pré-rapport, le 15 avril.
"Si on veut être cohérent, tous les permis doivent être traités de la même manière", a estimé M. Bové.
"On sait très bien qu'à Doue (en Seine-et-Marne), ce que veulent les sociétés concernées, c'est aller chercher de l'huile de schiste dans la roche, donc il va falloir qu'il y ait fracturation. Un forage vertical (conventionnel) n'a que pour but de passer ensuite à un forage horizontal (non conventionnel), ce n'est pas sérieux", a-t-il affirmé.
Le 4 mars, la compagnie pétrolière américaine Hess et la société indépendante Toreador ont confirmé leur volonté de procéder à Doue à un forage d'exploration, "classique comme il en existe des centaines dans la région", après le 15 avril.
Les opposants aux hydrocarbures non-conventionnels mettent en cause la technique de la fracturation hydraulique, qui implique l'injection sous forte pression de grandes quantités d'eau et de produits chimiques dans le sous-sol pour y fracturer les roches qui contiennent le gaz ou l'huile.
Un aberration écologique qui peut notamment entraîner la contamination des nappes phréatiques, selon eux.

 

La source ici

 



03/04/2011

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 175 autres membres